Votre navigateur ne supporte n'est pas compatibleavec le script impress.js. Vous ne pourrez accéder qu'à un version limitée du projet

Pour accéder à l'intégralité des fonctionnalités, veuillez télécharger la dernière version de Chrome, Safari ou Firefox . Merci

HAIKU


Le haïku est un petit poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses. Encore appelé haïkaï ou hokku (son nom d'origine), ce poème comporte traditionnellement 17 mores en trois segments 5-7-5, et est calligraphié traditionnellement soit sur une seule ligne verticale soit sur trois. Haikai signifie "amusement", étaient appelés haikai-renga les rengas d'amusement, drôles, légers, parfois frivoles et grivois. Un genre plutôt mineur à l'origine. Hokku signifie "court", et désigne le commencement du renga, soit des vers rythmés 5/7/5 mores1.
En 1891 Masaoka Shiki forge le mot haiku qui est la contraction des deux mots cités précédemment.


Source Wikipedia

Pour naviguer | Barre d'espace | Flêche | Clic souris

Les haïkus : petits poèmes venus du Japon dont le maître Bashô nous a permis de découvrir une autre façon de créer la poésie.


Les jeunes ont réalisé un voyage au cœur des mots pour créer trois vers en choisissant de raconter l’instant. Cette promenade comme un chemin qui s’ouvre à tous semble facile à emprunter mais il demande une recherche, les mots devant suggérer ce moment privilégié. Poésie de haïkus, découverte d’un univers où l’expression est reine, chacun a pu ainsi dire ou suggérer une pensée, un ressenti, une idée. De la cueillette de mots jusqu’à l’expression à travers le petit poème , il y a eu un véritable partage d’émotions et de rêves. Pour peindre sur la toile du poème, il aura fallu choisir les couleurs de l’éphémère et accorder nos voix à d’autres voix afin de faire éclore le haïku comme une fleur qui naît en pleine neige…

Ce projet a été réalisé par les élèves des classes de 6ème A et B du Collège Notre Dame de Mauriac dans le cadre du projet culturel éducatif local


Martine BATTUT | Poète
Experience

HAIKU*

* Promenade à travers les Mots

Lundi 4 novembre*

La brise de l’automne
s’éveille
à l’aube

Ce matin des gouttes de pluie
se sont posées
sur mon jardin

la rosée fait briller
le feuillage nouveau
à peine éclos

Un matin d’automne
le ciel nuageux
s’éveille sous nos yeux

le crépuscule magnifique
éclaire
toute la vallée

la brume efface
le paysage
dans un tourbillon de feuilles

Jeudi 7 Novembre *

Le sentier enseveli de blanc
A chaque pas devant
Je frémis

Le sentier de terre
mène
à un petit coin de paradis

Le silence est roi
depuis plusieurs mois
ça fait peur

sur le sentier
le soleil se couche
la source ruisselle entre les pierres

sur le chemin de terre
un grand silence
je rêve

le soleil couchant
laisse place à la lune
je regarde pendant cinq minutes

dans le coin du sentier
une source ruisselle
la terre repousse les cailloux

la rivière
au crépuscule
est silencieuse

quand je monte à cheval
je me sens
pousser des ailes

le soleil se lève
un arc en ciel
reflète dans mes yeux

Dans la solitude
Je découvre le silence
C’est effrayant

j’ai trouvé un lapin de trois semaines
Comme un poème
Je l’aime

Dans un coin de la forêt
Un silence absolu
je peux enfin respirer

Jeudi 14 Novembre*

Le temps de partir
Le sable du sablier
Disparaît

On n’ose pas dire
Ce que l’on a trouvé
Le professeur nous interroge…

Le temps s’est écoulé
Plus de sable dans le sablier
C’est dommage

Les bateaux partent du port
L’océan est calme
Je le regarde

Le sable fouette les gens
Dans l’ouragan
Ça se termine en pleurant

Je n’aime pas la méchanceté
J’aime la tranquillité
Je n’aime pas la guerre, seulement la paix

Au bout de la rivière
Un chemin de fleurs
J’ai envie de dormir

Le sablier est tourné
La partie commence
Le sablier est vide…

Les étoiles scintillent dans le ciel
Comme des rayons de soleil
Je les regarde par la fenêtre

La paix dans le monde
Ça ferait du bien à tout le monde
Ça ferait du bien d’y penser

Un sentier, je n’en vois pas le bout
Les arbres sans feuilles
Ça me rend triste

L’eau s’éloigne
S’évanouit sur un rocher
Impression de partir

Telle que la montre d’un horloger
Monte et démonte
Horloges et montres

lundi18 Novembre*

La porte entrouverte
Une silhouette sombre
Apparaît au loin

Au lointain
J’aperçu
La silhouette d’une chouette

Au lointain
Une ombre se faufile
Par la porte entrouverte

Aujourd’hui
Tel un jour d’automne
Je frissonne

Aujourd’hui
Dans la pénombre, une silhouette
J’ai peur

J’ouvre
La porte des pénombres
Là où se trouvent les ombres

La porte claque
Une ombre derrière la porte
Disparaît dans le silence

Porte claquante
Le vent s’engouffre
Fait claquer les planches

Porte entrouverte
Ombre cachée
Je la cherche

Oser est un grand mot
Dans la vie
Il faut oser

Je claque la porte
Mes parents me fâchent
Je pleure

L’ombre du soleil
Une silhouette surgit
A ma fenêtre

En face de ce cahier
Je lis
Je suis surprise

L’hiver
Arrive à grands pas
Sous mon lit, je frissonne

Le vent berce les feuilles
Elles tombent
Sur une flaque d’eau

Aujourd’hui
La colère m’a pris
Je claque la porte

Je claque la porte
Mes parents me fâchent
Je pleure

Dans cette salle sombre
Le silence
S’endort

Au lointain
Le brouillard recouvre la mare
Où les canards chantent

Aujourd’hui je frémis
Les feuilles tombent peu à peu
A l’approche de Noël

Sur ce Finistère
Je regarde la mer
Et si mon bonheur partait...

J’observe
La lune apparaît
C’est envoûtant

Les rayons du soleil
Traversant les volets
Me font rêver

Une chanson
Belle comme le bonheur
Perce le silence

Les banderoles s’envolent
Portant le vent
Jusqu’à la fin des temps

Les rayons du soleil
Traversant les volets
Me font rêver

sur la page blanche
je rêve de toucher les nuages
de m’évader de la prison du mensonge

les mots s’échappent du papier
s’éparpillent au creux de la main
libres de s’envoler

des mots de lumière
font briller l’encre
quand l’écriture est belle

les belles lettres
gravées sur la pierre
racontent les secrets d’autrefois

l’océan fait jaillir
des vagues de mots
qui s’échouent sur le sable

le parchemin
où sillonnent les mots
fait revivre le temps

lundi25 Novembre*

Ce ballet de nuages blancs
S’envole vers le ciel bleuté
Le maître regarde danser
ces petites fées.

Le ballet fait du bruit
Les tutus, qu’ils sont jolis
Ils me donnent envie d’essayer.

Van Gogh peint sa vie
Assis sur sa chaise regardant au loin
Le soleil se coucher, il allume sa pipe.

Assis sur sa chaise
L’homme sourd fume sa pipe
Triste, l’est-il ?

Les pétales comme une flamme orangée
Sillonnent le champ de blé.

Les pétales comme une flamme
Rayonnant sur le chemin
Menant au lendemain.

Bar ouvert
Nuit tombée
Sons perturbants

Pour naviguer : Barre d'espace | Flêche | Souris